COLLECTION NOTE
Dans une mise en scène où la frontière entre mode et art vivant s’efface, GAUCHERE présente sa nouvelle collection sous le signe de la transformation et du mouvement.
Guidée par la vision singulière de Marie-Christine Statz, la maison explore une garde-robe en métamorphose constante: des matières fluides mais structurées, des silhouettes modulaires, et des jeux entre dévoilement et structure, entre opacité et nudité.
Chaque pièce incarne l’idée de transition, de la rigidité à la fluidité, de l’intime au collectif, du statique au dynamique.
Pour cette présentation, GAUCHERE collabore avec le chorégraphe, metteur en scène et ancien danseur étoile du New York City Ballet, Benjamin Millepied, dont le langage chorégraphique transcende l’espace traditionnel du défilé. Les danseurs présentent la collection, brouillant les codes conventionnels du catwalk. La marche devient danse, la danse devient manifeste, révélant le vêtement dans sa forme la plus vibrante. Portées par le rythme du mouvement, les silhouettes communiquent, se forment, s’opposent, elles ne sont plus simplement portées, elles deviennent une extension du geste, un outil d’expression. La composition This was written by Hand de David Lang en structure l’architecture. Cinq danseurs construisent et déconstruisent le coeur de la performance; la répétition devient transformation, le duo glisse vers le trio, vers le collectif, chaque mouvement porté par l’énergie du désir.
Quinze silhouettes sont présentées au fil de la performance et reflètent l’essence de la collection Printemps-Été 2026. La palette chromatique évolue du contraste du noir et blanc vers des nuances chaleureuses de brun et de beige, avant de se transformer en un spectre de bleus plus frais. Cette gamme est rehaussée de blanc cassé et de jaune pastel doux, puis ancrée par des neutres profonds tels que le noir marbré et le gris architectural.
Des matières utilitaires tactiles rencontrent des formes fluides : pantalons et jupes en denim structuré, cuir synthétique et nylon dialoguent avec des tops en jersey twisté et soie. Des vestes tailleurs en laine d’été légère se posent sur des couches souples, tandis que les jupes se combinent avec des brassières sculpturales. Une série de pièces est construite à partir de panneaux en crêpe de soie-viscose, reliés uniquement par des boutons-pression, permettant aux vêtements de se transformer et de suivre les mouvements du corps.
Avec cette collection, GAUCHERE affirme une vision où la mode devient un langage corporel, et où l’énergie du mouvement, orchestrée par Benjamin Millepied, exalte le pouvoir poétique de la transformation.